Voyager Autrement 2025: De Montréal au Grands Lacs

- Durée du voyage : 12 jours
- Distance : 414 km
Pour cette édition 2025 de Voyager Autrement, nous voulions nous rendre au parc provincial des Sand Banks en Ontario. Néanmoins, en raison de nombreux imprévus, notamment des bris d’équipements, nous avons raccourci notre itinéraire à partir d’Ottawa pour se rendre à Kingston en suivant les écluses de la rivière Rideau.
On souhaitait aussi réaliser retraçant notre voyage. Malheureusement, on a perdu une grande partie des séquences vidéos filmées à cause d’un problème de stockage. On retente alors ce défi pour notre voyage de 2026.
La première journée ressemblait encore à une sortie de vélo ordinaire comme celle que certaines écoles primaires faisaient. La différence? Là on n’était pas 150 mais une dizaine et on n’avançait pas à 5 km/h. On avançait à notre rythme et, à peine arrivé à Laval, on était déjà arrêté dans un magasin de vélo pour rélgler un problème. Le voyage commençait à peine qu’il y avait des réparations à faire.
On a décidé de séparer le groupe en deux: ceux qui continuait pour trouver une épicerie et un endroit où manger, et ceux qui restaient au magasin pour rejoindre les autres plus tard. Sauf qu’on n’a pas été clair sur le lieu de rencontre. La deuxième moitié du groupe est donc partie dans la direction inverse. Pour passer l’attente, on a fait l’épicerie pour le lendemain.
Finalement on s’est ramassé à manger dans un abri de chariot d’épicerie en face d’un Canadian Tire. Pas très glamour mais diablement efficace.


On a ensuite repris la route vers Oka. Entre quelques crevaisons et une pente que nous voulait qu’une chose: aller le plus vite possible, on est finalement arrivé au parc national. La soirée s’est terminée plus doucement, à la plage, à se baigner et à manger.
Le deuxième journée à commencé dans le vert vu le nombre de magasin de canabis qu’on a croisé sur la route. C’était presqu’absurde, mais on a continué d’avancer.
Après une longue montée, on a décidé de s’arrêter. Tout le monde ne va pas à la même vitesse donc on veut s’assurer de ne perdre personne. Après une dizaine de minutes on se rend compte qu’Alice et Julien, un accompagnateur, manquent à l’appel. On trouve ça étrange, car ils ont un bon rythme donc ils ne devraient pas être décroché à ce point du peloton.
On a alors séparé le groupe : les moins rapides ont continué pour trouver un spot où manger tandis que les plus rapides attendraient le retour d’Alice et Julien. Ce n’est que quelque temps après que la nouvelle sonne: le pneu d’Alice a eu un problème et ils ont dû rebrousser chemin jusqu’à Vaudreuil pour le changer. Le groupe se retrouve donc pour manger à Saint-André pour manger près de la Rivière du Nord.

Après avoir rouler toute l’après-midi, le GPS nous indique 5 km en ligne droite. Ça semblait presque trop beau. En réalité c’était une pente ascendante presque continue, alors qu’on avait déjà la journée dans le corps. Plusieurs l’ont monté à pied et seulement quelques-uns ont réussi à la gravir à vélo.
Et comme tout ce qui monte doit redescendre, la pente qui suivait n’était pas beaucoup plus rassurante : une pente couverte de cailloux qui ne pardonnait pas l’erreur. Encore pire qu’un examen à un point. La seule émotion qu’elle transmettait c’était la crainte. Résultat: deux blessés.
La journée s’est terminée beaucoup plus calmement et Alice et Julien sont revenu de leur détour de plus de 100 km. On a mangé et parlé autour du premier feu de camp du voyage.
Alice tu me fascines. Il me serait arrivé la même chose je ne pense pas que je l’aurai surmonté comme tu l’as fait.
Le troisième jour, on a testé un nouveau sport : le rafting. Après avoir monté et descendu des pentes atroces, on ne pouvait pas repartir comme si rien n’était. On a donc descendu la rivière Rouge.
Comme on ne rentrait pas tous dans le même bateau, on s’est divisé en équipes qui se sont narguées tout le long de la descente.
Le rafting était vraiment le fun, mais il fallait repartir si on voulait continuer d’avancer. Les cinq kilomètres nous attendaient, mais cette fois-ci en descente, ce qui est beaucoup moins pénible, à condition d’avoir des freins.
Olivier a alors pris le temps de vérifier ceux de tout le monde. Aller vite c’est cool mais pouvoir s’arrêter l’est encore plus. surtout quand la route est aussi mauvaise.
On est finalement arrivé en bas de la côte et on a vu des panneaux de constructions. On s’est dit que la route devrait être praticable même si nécessitant des travaux comme toutes les autres au Québec. On s’est trompé.

Devant nous c’était un gouffre. Apparemment le Grand Canyon avait décidé de déménager ici.
Il n’y a pas milles solutions pour continuer d’avancer. On fait donc comme dans Stand by Me : marcher sur des chemin de fer à côté de la route
Quelques draftings plus tard en admirant le couché de soleil, on arrive enfin au parc national de Plaisance. Il était trop tard pour la réception, alors on a pris un emplacement libre et remis le problème au lendemain.
Le quatrième jour, on a décidé de prendre ça relax en restant toute la journée à Plaisance. Malheureusment, la journée commence par une mauvaise nouvelle : Olivia a décidé de ne pas continuer le voyage. Elle n’avait pas le sentiment de s’amuser autant que les années précédentes. On était tous attristé de son départ.

La plage est devenue le centre de la journée. On jouait dans l’eau, on y faisait des pyramides humaines et confectionnait des bracelets de fils. Une pause assumée la veille de la plus longue journée du voyage.

On finit quand même à retourner à notre emplacement en après-midi. Rester jusqu’à la pénombre à la plage c’est très relaxant, mais préparer le souper et monter les tentes c’est mieux quand il y a un minimum de lumière.
Pendant qu’Éloïse commençait les entrevues pour le documentaire, Alice nous présente son carnet dans lequel elle demande au gens qu’elle rencontre d’y faire un dessin. Chacun notre tour, on dessine tous quelque chose à l’intérieur. Franchement, puisque j’aime dessiner, je trouve l’idée super belle : ça permet de se souvenir de quelqu’un autrement que par un nom.
Après le souper, on s’est tous rendu à la salle commune du centre de services pour jouer au Loup-Garou. Grâce à l’incroyable talent d’impovisation d’Olivier, le jeu s’est rapidement transformé en DD Town, où les loups-garous sont transformé en pollueur à débusquer. On y jouera jusqu’à tard dand la nuit.
Après une journée de repos, on quitte enfin le parc national de Plaisance pour se rendre à Ottawa. En se dirigeant vers Turso, les saccoches de Juliette commençait à tomber de plus en plus souvent. Des saccoches qui tombent, ça arrive, mais cette fois, elle ne faisaient pas que tomber : elles cassaient. Il fallait donc s’arrêter à intervalles réguliers pour vérifier que tout tenait encore.
À Turso, on prend le traversier pour franchir la rivière des Outaouais, et nous voilà enfin en Ontario. Quatre kilomètres plus tard, on avait déjà réussi à diviser le groupe. Franchement c’est fort.

Alice et moi étions en tête du groupe. Comme personne nous a dit de tourner, on a simplement continué tout droit. Une partie du groupe nous a suivis, puis s’est arrêtée en réalisant que ce n’était pas le bon chemin. L’autre moitié, plus en arrière, avait pris le bon itinéraire.
Léon est alors venu nous rattraper à toute allure pour nous faire faire demi-tour. Il est arrivé essoufflé. J’avais un sentiment partagé entre le fait qu’il se soit donné autant pour nous rejoindre et le fait qu’on roulait quand même à bon rythme, même pour Léon.
En pensant que l’autre moitié finirait par nous rejoindres, on s’est arrêté pour les attendres. Pour passer le temps, on a regardé un combat entre une couleuvre et une grenouille au bord de la route. C’était étrangement passionant. Quand on a finalement appris que le reste du groupe était déjà à Clarence-Rockland, on est repartis pour les rejoindre.
Après avoir mangé dans un parc, on remarque qu’il y a une sorte de marché un peu plus loin. On décide d’y faire un tour. Les gens sont très gentils et intrigués par notre voyage. Un acériculteur propose même de nous acceuillir sur sa terre pour la nuit. Même si l’expérience aurait été assurément passionante, on a malheureusement dû décliner : il fallait absolument se rendre à Ottawa pour réparer certains vélos. On a donc rempli nos bouteilles et repris la route.
Après cette longue journée de vélo sous 29 °C, on se battait avec nos bouteilles d’eau pour se rafraichir. Puis on a été récompensé par un magnifique couché de soleil pendant qu’on remontait la rivière des Outaouais en direction d’Ottawa. Tout simplement sublime.


L’avant dernier arrêt de la journée est la colline du Parlement. Le cadre aurait pu être exceptionnel mais quelque chose à tout gâché : les rénovations. Peu importe où on regardait il y avait des grues.

On arrive finalement à Hog’s back en pleine nuit. Un cylciste, Vinny, qui avait été informé de notre venue, nous remet les clés des sanitaires et prévient un magasin de vélo qu’on passera le lendemain. La journée se termine par le montage des tentes dans le noir.
La journée commence par une arrêt à Quick Cranks pour réparer certains vélos. L’attente est longue, surtout pour ceux qui n’ont rien à faire ajuster. Même en faisant le tour du magasin, pas moyen de se divertir. Alors qu’on souhaitait visiter la ville, ce souhait s’efface de plus en plus.
Pendant cet arrêt, c’est autour de Nora et Alice de nous quitter. Elles partent pour les Îles-de-la-Madelaine pour la prochaine session. On prend donc le temps de se dire au revoir, conscients qu’on ne se recroisera pas dans le GEM de sitôt.

L’après-midi, à défaut de visiter de fond en comble la ville, on décide d’aller au musée. Le groupe se sépare encore : certains vont au musée de la Nature, d’autres au musée de la Guerre. De mon côté, j’opte pour aller voir les grosses machines qui font pan pan boom boom.


Pour quelqu’un qui aimme profondément l’histoire comme moi, ce musée m’a permis de me replonger dans ces évènements marquant à travers de vrais récits et des objets concrèts plutôt que par des documentaires et des jeux de guerre. Certains éléments étaient particulièrement intéressant comme le biplan accroché au planfond, la voiture de parade d’un sosie de Charlie Chapplin ou l’étage dédié aux chars d’assaut et aux véhicules militaires.
Je termine la journée avec un sentiment d’innachevé. Moi qui souhaitait visiter Ottawa et passer voir une amie, j’ai finalement passé une grande partie de la journée à attendre la suite.
Ce septième jour, la chaleur était draconnienne. Dommage : c’était la deuxième journée la plus longue du voyage. À notre destination de la journée, Merrickville, il faisait 36 °C. Malgré tout, il fallait avancer.
On s’arrête une première fois à au Long Island Park. Pour se rafraichir, certains vont se baigner dans la rivière. On repart ensuite affronter la chaleur. Le reste de l’avant-midi est plutôt calme : certains décident de mettre de la musique pour se distraire. D’autres continuent la route avec comme seule bande sonore les criquets sous le soleil.
On trouve finalement un endroit pour diner. À l’ombre, en plus. Chapeau. Pendant le repas, Olivier va voir dans le restaurant justa à côté s’il est possible de remplir nos gourdes. Après un moment, il revient, nous dit d’apporter nos bouteilles à l’intérieur et roulement de tambour qu’il y a de l’air climatisé. ABSOLUTE CINEMA
On reste un bon moment à l’intérieur. On discute avec le gérant et la serveuse en mangeant une bonne vielle poutine. Elle était écoeurante. Le gérant nous donne même sa carte d’affaire avant qu’on reparte finalement pour Merrickville.
En fin de journée, on arrive à Merrickville et on tombe sous le charme de l’endroit. On prend le temps de se promener, de s’arrêter à une crèmerie, bref de respirer un peu après cette journée écrasée par la chaleur.

Le huitième jour commence avec de la pluie. On n’est même pas encore sortie de la tente qu’il pleut. Franchement j’aurais préféré qu’il pleuve la veille, au moins on aurait été rafraichi.
Une fois que la pluie a cessée, une partie d’entre nous est allé déjeuner au Stella Luma, un café juste à côté de l’écluse. J’ai pris le carré au bleuet et il était bon mais surtout rassasiant. J’ai presque eu de la difficulté à le finir.

Comme on n’avait pas beaucoup de route à faire jusqu’à Smiths Falls, on en profite pour se promener dans les commerces de Merrickville. Il y avait un peu de tout : un magasin de trains miniatures, un magasin de vinyles et même des magasins de vêtements avec des tableaux au deuxième étage que je trouvais franchement déreangeant.
On retourne une deuxième fois au Stella Luma, car ils ont été élus comme meilleurs gelato au Canada. il fallait bien vérifier par nous-même. Puis on reprend finalement la route vers Smiths Falls.
Le trajet n’est pas spécialement marquant : de longues routes de campagnes comme on en voit partout au Canada. Honnêtement à une treintaine de minutes de vélo de chez moi, il y a strictement la même chose.
Une fois à Smiths Falls, Éloïse réalise qu’elle a perdu son portefeuille. Déjà perdre quelque chose d’aussi important c’est chiant. Mais quand tu lui donnes une valeur sentimentale c’est encore pire. Malheureusement, ce n’est pas vraiment réaliste de partir à la recherche de son portefeuille sur la route.
La journée se termine par la réception de notre horaire pour la session à venir. Un rappel assez brutal que la fin du voyage approchait, pendant qu’on gardait quand même un oeil sur le ciel inquiet à l’idée qu’un orage nous tombe dessus.

Le neuvième jour on change de décor. On quitte les routes classiques pour emprunter le Cataraqui Trail direction Chaffey’s Lock. Les paysages sont diversifiés : il y a de la forêt, encore de la forêt et puis… de la forêt. Parfois des marécages, des lacs, des rochers mais surtout de la FORÊT. Blague à part c’est un trail très agréable visuellement même avec la tête qui secoue en permanence.


À l’approche du midi, on réalise que ce n’est pas au milieu d’un ancien chemin de fer qu’on va trouver une table à pique-nique. On décide donc de sortir du sentier pour se rendre au Sandy Beach at Otter Lake. On y reste un moment : une partie du groupe va se baigner dans le lac alors que l’autre reste sur la terre ferme.
On reprend ensuite notre route sur le Cataraqui Trail. Pour se divertir, on décide de créer un chanson en l’honneur de ce sentier en reprenant l’air de Dragostea Din Tei d’O-Zone. Elle ne mérite pas de se faire diffuser mais les oiseaux l’ont assurément entendu.

On arrive à Chaffey’s Lock en fin d’après-midi. Pour passer un peu le temps, Julien, qui travaille à BQAM-E, décide de nous faire un petit tutoriel de mécanique : Comment dévoiler une roue de vélo. Le tuto était intéressant et je pense avoir compris l’essentiel. Cela dit, quand j’ai réalisé que la roue de ma soeur était voilée, je n’ai pas osé y toucher. Dès que je touche la mécanique je casse tout.

Après le souper, on se rend encore une fois à la crèmerie. On y rencontre des Québécois qui nous proposent d’aller sur leur bateau. On a décliner l’offre, mais disons qu’ils n’avaient pas juste bu de l’eau cette soirée-là.
La nuit tombée, Maryam, Léon Samuel et moi nous sommes étendus dans le gazon pour profiter du ciel dégagé et de l’absence de pollution lumineuse. On a regardé les étoiles en discutant tranquillement. Quelle belle manière de finir la journée.
Pour plusieurs d’entre nous, la journée commence très tôt. Olivier nous avait dit la veille que les levers de soleils étaient plus beaux que les couchers de soleil. On a voulu vérifier. Verdict : grosse déception. Sacrifier des heures de sommeil pour ça n’en valait vraiment pas la peine. Depuis ma fenêtre j’en vois des plus beau.

C’est aussi notre vraie dernière journée de vélo, puisqu’on atteint notre destination : Kingston. La journée est somme toute assez classique : on reprend le Cataraqui Trail, puis on enchaine avec des routes normales. Après la descente d’une longue pente, on arrive enfin aux écluses.
Ayant grandi toute ma vie à Boucherville, j’ai une certaine attache émotionnelle à cette ville. Depuis que je suis jeune, je vois sous les panneaux « Bienvenue à Boucherville » la liste des villes jumelés : Mortagne-au-Perche, Les Abymes et Kingston. Arriver à Kingston avait donc une signification particulière.
Je m’étais donné l’objectif de trouver un panneau similaire pour créer un lien concrèt entre les deux villes. Je ne l’ai malheureusement pas trouvé, mais j’ai tout de mpme reconnu quelque chose de familier : le bâtiment Rideaucrest, dont l’architecture était presqu’identique à la bande commerciale près de chez moi


Pour fêter notre arrivée à Kingston, on décide de souper dans un restaurant en ville. On prend notre temps, on discute, on mange. On part ensuite en quête d’un dessert avant d’aller se promener dans les alentours de l’hôtel de ville.
La nuit tombée, on décide de retourner aux écluses. Disons que le vélo la nuit, ce n’est pas mon activité préférée, surtout dans le noir complet. Ma lampe frontale avait cassé plus tôt dans le voyage, les lampadaires n’étaient pas allumés et Léon, seule source de lumière devant moi s’est pris pour Max Verstappen et a tracé. Simply Lovely.
Mais l’enfer ne s’arrête pas : la longue pente nous attend encore. Étant l’une des deux personnes ayant déjà chuté dans la pente de Propulsion Rafting, celle-là je n’allais pas l’essayer. Je n’avais aucune envie de me foutre en l’air. Je l’ai donc essayé descendu à pied. Au moins ça ne risque pas de me buter.
Normalement la journée se serait terminé là: on se couche et on passe à la journée suivante. J’aurais aimé. Vraiment aimé. Malheureusement des trains de marde passait à 50 mètres de nos têtes. Thomas le train, je ne suis pas fier de toi.
Mise à part qu’on s’est fait réveiller par ces foutus trains, cette dernière journée était plutôt relax. On quitte tranquillement les écluses pour se rendre à notre dernier camping afin d’y déposer nos choses, puis direction un restaurant pour bruncher. Une nourriture différente de celle à laquelle on était habitué depuis le début du voyage.
Après le brunch, direction Kingston. Le groupe se sépare : certains visitent un musée alors que d’autres vont magasiner. Même si ce n’est pas mon activité préférée, je décide de suivre ce groupe-là pour continuer à découvrir la ville. Pas grand-chose à signaler, sinon une casquette qui me faisait beaucoup penser à mon prof d’espagnol au secondaire. Clairement pas un souvenir que je cherchais.

En fin d’après-midi on retourne au camping. Puisque c’est la dernière journée on prend notre temps. Cette fois, pour de vrai. On regarde le soleil descendre devant le lac.
Même si, selon Olivier, les couchers de soleils sont moins beaux que les levers, ils ont au moins l’avantage de ne pas exiger un réveil à l’aube.
La nuit tombée, on retourne près de l’eau. Plusieus vont se baigner. Moi je reste tranquillement assis sur la plage.

Le lendemain on prend le bus pour retourner à Montréal. On pensait pouvoir s’assoir ensemble : il y a avait de belles places libres. Terrible Désillusion! Un gars nous annonce qu’il a réservé le siège. Résultat : on est donc séparé pour faire une longue route plate. Le plus frustrant c’est qu’il était tout seul. Il a séparé quatre personnes pour être seul.
Après quelques heures de trajet, on arrive enfin à la Gare Centrale. C’est là qu’on se dit au revoir. Un peu étrange après douze jours passés ensemble, surtout quand on sait qu’on se revoit dans trois jours pour acceuillir les nouveaux.
Je repars avec Élo puisque je vais dans le même direction qu’elle pour retourner à Boucherville.
Je finis ma route en navette fluviale en voulant qu’une chose : retrouver mon lit
Le voyage n’a pas été parfait, c’est sûr.
On n’a pas réussi à atteindre les Sand Banks, certes.
On aurait aimé que celles qui ont dû partir restent plus longtemps, certes.
Qu’il fasse moins chaud, certes.
Mais ce sont aussi des moments inoubliables, des insides jokes et des paysages mémorables.
C’était mon premier voyage à vélo.
Mais certainement pas le dernier.

J’aimerais finalement remercier Mik.
Sans toi, je ne me serais jamais lancé dans cette aventure, car c’est toi qui m’as réellement lancé dans cet amour pour le vélo.
Et pour ça je te remercie
Filip Thibodeau